Une suggestion métamorphique et un rapprochement magique, propitiatoire et arbitraire entre deux mots : asinus (traduction latine du mot âne) et mali (pluriel latin de malus : mal). Asinamali n’est rien d’autre qu’une excroissance naturelle et organique, un moyen choisi pour dessiner les contours d’une trace où on n’a pas encore mis nos pieds, un chemin tortueux où la chasse se transforme en jeu, un système homéostatique précaire où les mots, tels l’oxygène et les protéines, ne servent à rien d’autre qu’à baisser constamment le niveau d’entropie, un mécanisme complexe où les livres deviennent des sentiers où faire meute et respirer.

Asinamali est l’envie d’empêcher au discours unique d’affecter notre façon de raconter le réel ; elle est aussi une chanson composé par Tumi and the Volume et publiée dans l’album Pick a dream en 2010.